Chronique de “La Petite Fille dans le miroir” sur Weblittera

Si l’on entreprend de lire cet ouvrage, alors il faut dégager du temps devant soi, car s’arracher à sa lecture va être l’un des exercices les plus difficiles à effectuer.  On est pris par les personnages, l’histoire de cette femme écrivain qui souffre depuis 20 ans de dépression dont elle, seule, connait la cause. Dépression grave qui l’a amenée en clinique psychiatrique. Ses démons la suivent partout même en Suisse, pays réputé pour sa tranquillité, sa capacité à ressourcer les âmes. Pays où même la notoriété ne vous rattrape pas. Pourtant l’héroïne se cache aux yeux du monde par un accoutrement digne des femmes saoudiennes, portant le niqab, qu’elle voit passer lorsqu’elle est attablée à la terrasse de son hôtel. Alors qu’elle travaille comme à son accoutumée, de bonne heure et à son bureau tournant le dos à la fenêtre pour ne pas être tentée à la rêverie, June,  de son pseudonyme, ayant pour seule compagne une théière d’Earl Grey qu’elle sirote d’habitude à petites doses, est attirée par une lueur blanche dans le miroir. Elle refusera d’abord de l’admettre si fort qu’elle déclenchera par sa peur une crise d’angoisse. Puis peu à peu, elle acceptera le fait qu’elle voit bien une petite fille qui la regarde attendant forcément quelque chose de cette adulte. June promettra à l’enfant de savoir qui elle est, et de trouver ce qu’il pouvait bien lui être arrivé voilà un siècle. Elle mènera enquête et en obtenant les réponses à cette énigme, elle aura enfin sa guérison. Ce terrible secret qu’elle avait enfoui en elle s’envolera lorsqu’elle affrontera ses responsabilités.
L’auteure nous entraîne dans le monde de l’écriture, du surnaturel, du mal-être voire de la folie. Marie Javet a su jouer avec le suspens tout au long de son œuvre. Elle nous plonge dans la vie de son héroïne, tantôt adolescente, tantôt adulte et célèbre, tantôt Lizzie (diminutif d’Elizabeth), tantôt June écrivain. On tourne les pages sans se soucier du temps qui passe. On attend la suite de l’intrigue… Et soudain tout devient clair ! Mais pourquoi n’avoir pas attendu la toute dernière page pour nous révéler le pot aux roses, afin qu’on ait encore quelques miettes de ce suspens si bien tourné. Un vrai polar, où l’héroïne prend la place d’un commissaire de police, comme on les aime !

Marie-Claire Siegenthaler

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Chronique de “La Petite Fille dans le Miroir” sur le blog de Badgeekette

J’ai été réellement étonnée par ce roman car je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il comporte du fantastique et je dois dire que j’ai bien aimé me faire surprendre. Au fil des chapitres on reconstitue la vie de Judy et on s’y attache de plus en plus, jusqu’au moment où on apprend ce qu’elle a fait… la fin m’a beaucoup plu, ce roman fait réfléchir sur le fait de prendre ses responsabilités, quoi qu’il advienne. Un seul bémol pour ma part, la résolution de l’enquête concernant la petite fille dans le miroir est un peu rapide à mon goût. J’aurais peut-être souhaité que cet aspect-là de l’histoire soit plus développé (70-80 pages de plus peut-être ??). Une belle découverte, j’ai hâte de lire le prochain roman de cette auteure avec qui j’ai eu l’occasion de discuter à Gryon à la sortie du livre « qui a tué heidi? » de Marc Voltenauer. Pour la petite histoire, quand je suis arrivée vers la table à laquelle elle se tenait pour vendre et faire dédicacer son livre elle m’a dit « vous êtes Elodie non ? Je ne rappelle d’avoir discuté avec vous sur Facebook! » Et bien je peux vous dire que cela m’a fait super plaisir, elle doit voir tellement de personnes tant réellement que virtuellement que je me suis sentie privilégiée ! Je ne peux que vous conseiller ce roman 🙂

Ma note: ♥♥♥♥

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