“Avant que l’Ombre” coup de coeur du blog Bouquiner.

Qui est cette Ombre ? Voilà la question qui m’a suivie tout au long de ma lecture. L’intrigue est telle que je me suis prise au jeu, au fil des pages, à essayer de découvrir qui est l’Ombre. A chaque fois que Marie Javet me dévoilait un bout de l’histoire, j’imaginais découvrir l’Ombre et pourtant, elle a si bien ficelé son suspens qu’il m’aura fallu arriver à la fin, tout comme Camille, pour connaître la vérité.

Marie Javet a un style d’écriture que j’aime beaucoup. Une écriture littéraire dans laquelle son choix de mots est percutant. Elle nous entraine dans son monde avec des personnages intrigants et attachants, une histoire passionnante. Ce roman, comme « La Petite Fille dans le Miroir », a tout pour qu’il nous soit impossible de le lâcher une fois qu’il est commencé.

Avant que l’Ombre… est une véritable pépite littéraire qu’il est impératif de découvrir dans cette rentrée littéraire !

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Chronique de La Petite Fille dans le Miroir sur le blog Les Mots de Gwen

C’est un roman des Editions Plaisir de Lire – que je remercie énormément – que je vous propose de découvrir. Marie Javet n’en est pas à ses premiers écrits, cependant, La petite fille dans le miroir est son premier roman.

A première vue, ce roman retrace l’histoire de trois femmes – June, Lizzie, la petite fille – trois destins qui semblent liés. Un bon résumé qui oublie de mentionner Sybil, un personnage important de l’histoire. La petite fille dans le miroir, c’est l’histoire d’un mensonge, voire de plusieurs.

Lizzie, jeune fille riche veut échapper au carcan paternel et se réinvente à l’occasion de vacances idylliques au cours desquelles elle rencontre l’amour. Pour cela, elle s’invente une vie et une identité, elle devient Sybil. En parallèle, nous découvrons June, qui vit vingt ans après Sybil, une auteure reconnue un brin flippée puisqu’elle craint la foule, l’enfermement, les contacts humains. Pas de spoiler en vue, le lecteur comprend rapidement que Lizzie et June sont une seule et même personne. L’alternance des époques nous permet de comprendre comment June en est arrivée à avoir ces peurs et à changer de prénom (même si on se doute que la célébrité y fut pour quelque chose). Et puis, quel est le drame mentionné par la quatrième de couverture ? C’est donc avec un juste dosage du suspense que Marie Javet nous livre les secrets de son héroïne, tout en mettant à jour la résolution d’un drame vieux de cent ans.

Le roman commence tout doucement, peut-être un peu trop si bien que l’on ne sait pas exactement où Marie Javet veut nous emmener. Mais c’est un calme plutôt trompeur car le caractère tourmenté de June offre déjà quelques rebondissements agréables même s’ils ne font pas frissonner. J’ai aimé cette gestion totale de la mise en bouche, les éléments nécessaires pour stimuler le lecteur, décidé ainsi à poursuivre sa lecture. Un brin de fantastique – et encore, rien d’extravagant selon moi – et nous voilà nous aussi avides d’en découvrir plus afin de pouvoir nommer l’enfant aperçu dans le miroir.

“(…) un de ces moments dont on ne sait pourquoi, alors que tant d’autres s’estompent ou se mélangent, restent comme gravés au fer rouge et resurgissent de temps à autre dans la mémoire, restituant à chaque fois un petit écho de l’intensité vécue.”

L’écriture est lisse, fluide, sans fausse note. J’ai pris plaisir à découvrir Marie Javet et son registre littéraire. Une histoire toute en douceur qui se savoure tranquillement. Passionnée des livres, l’auteure dote son héroïne d’un penchant pour les grands classiques, elle qui écrit plutôt du fantastique. Ainsi Jane Austen possède une belle place dans la vie de June. Il est évidemment fait référence au parfait monsieur Darcy  – et là, beaucoup seront d’accord avec moi concernant les qualités de ce cher Darcy 😉 – mais la musique tient aussi une place importante puisque June possède des repères événementiels identifiables à certaines musiques, notamment une musique du film Trainspotting.

J’ai été surprise de l’alternance de la narration puisque les chapitres de Lizzie/Sybil sont écrits à la première personne du singulier tandis que les chapitres de June le sont à la troisième. Ça m’a interpellée, je n’en comprenais pas le sens si ce n’est qu’elle voulait prendre du recul avec June. Car si l’on est attentif, on comprend qu’avec ces trois personnalités, Marie Javet a couché sur papier trois étapes de la vie de femme: la petite fille pleine de rêves et d’espoirs, la jeune femme heureuse, épanouie qui désire vivre, puis la femme plus mûre qui fait un bilan de sa vie.

Enfin, l’auteure dépeint de jolis paysages, les lieux sont très faciles à imaginer. Je connais un peu la Suisse Romande pour y avoir vécu, et oui, Lausanne possède des routes ascensionnelles, ceux qui connaissent s’y projetteront très bien, tout comme ceux qui ne connaissent pas car Marie Javet fournit le décor en quelques mots.

Pour finir, je remercie les Editions Plaisir de Lire ainsi que Marie Javet pour la dédicace 🙂

Note: 17/20

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Chronique de “La Petite Fille dans le miroir” sur Weblittera

Si l’on entreprend de lire cet ouvrage, alors il faut dégager du temps devant soi, car s’arracher à sa lecture va être l’un des exercices les plus difficiles à effectuer.  On est pris par les personnages, l’histoire de cette femme écrivain qui souffre depuis 20 ans de dépression dont elle, seule, connait la cause. Dépression grave qui l’a amenée en clinique psychiatrique. Ses démons la suivent partout même en Suisse, pays réputé pour sa tranquillité, sa capacité à ressourcer les âmes. Pays où même la notoriété ne vous rattrape pas. Pourtant l’héroïne se cache aux yeux du monde par un accoutrement digne des femmes saoudiennes, portant le niqab, qu’elle voit passer lorsqu’elle est attablée à la terrasse de son hôtel. Alors qu’elle travaille comme à son accoutumée, de bonne heure et à son bureau tournant le dos à la fenêtre pour ne pas être tentée à la rêverie, June,  de son pseudonyme, ayant pour seule compagne une théière d’Earl Grey qu’elle sirote d’habitude à petites doses, est attirée par une lueur blanche dans le miroir. Elle refusera d’abord de l’admettre si fort qu’elle déclenchera par sa peur une crise d’angoisse. Puis peu à peu, elle acceptera le fait qu’elle voit bien une petite fille qui la regarde attendant forcément quelque chose de cette adulte. June promettra à l’enfant de savoir qui elle est, et de trouver ce qu’il pouvait bien lui être arrivé voilà un siècle. Elle mènera enquête et en obtenant les réponses à cette énigme, elle aura enfin sa guérison. Ce terrible secret qu’elle avait enfoui en elle s’envolera lorsqu’elle affrontera ses responsabilités.
L’auteure nous entraîne dans le monde de l’écriture, du surnaturel, du mal-être voire de la folie. Marie Javet a su jouer avec le suspens tout au long de son œuvre. Elle nous plonge dans la vie de son héroïne, tantôt adolescente, tantôt adulte et célèbre, tantôt Lizzie (diminutif d’Elizabeth), tantôt June écrivain. On tourne les pages sans se soucier du temps qui passe. On attend la suite de l’intrigue… Et soudain tout devient clair ! Mais pourquoi n’avoir pas attendu la toute dernière page pour nous révéler le pot aux roses, afin qu’on ait encore quelques miettes de ce suspens si bien tourné. Un vrai polar, où l’héroïne prend la place d’un commissaire de police, comme on les aime !

Marie-Claire Siegenthaler

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Chronique de “La Petite Fille dans le Miroir” sur le blog de Badgeekette

J’ai été réellement étonnée par ce roman car je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il comporte du fantastique et je dois dire que j’ai bien aimé me faire surprendre. Au fil des chapitres on reconstitue la vie de Judy et on s’y attache de plus en plus, jusqu’au moment où on apprend ce qu’elle a fait… la fin m’a beaucoup plu, ce roman fait réfléchir sur le fait de prendre ses responsabilités, quoi qu’il advienne. Un seul bémol pour ma part, la résolution de l’enquête concernant la petite fille dans le miroir est un peu rapide à mon goût. J’aurais peut-être souhaité que cet aspect-là de l’histoire soit plus développé (70-80 pages de plus peut-être ??). Une belle découverte, j’ai hâte de lire le prochain roman de cette auteure avec qui j’ai eu l’occasion de discuter à Gryon à la sortie du livre « qui a tué heidi? » de Marc Voltenauer. Pour la petite histoire, quand je suis arrivée vers la table à laquelle elle se tenait pour vendre et faire dédicacer son livre elle m’a dit « vous êtes Elodie non ? Je ne rappelle d’avoir discuté avec vous sur Facebook! » Et bien je peux vous dire que cela m’a fait super plaisir, elle doit voir tellement de personnes tant réellement que virtuellement que je me suis sentie privilégiée ! Je ne peux que vous conseiller ce roman 🙂

Ma note: ♥♥♥♥

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Marie Javet: La Petite Fille dans le miroir. Ghost Story

La Suisse regorge de ces palaces luxueux, vieux “vaisseaux de pierre” aux décors surannés, qui bordent les rives des lacs ou qui se dressent fièrement face aux sommets les plus mythiques du pays. Lieux prestigieux, chargés d’histoires, leurs silhouettes à la fois élégantes et atypiques, font partie intégrante du paysage en véhiculant la légende des grandes personnalités qui les ont fréquenté. C’est dans l’un d’entre eux, le Victoria-Jungfrau à Interlaken, que Marie Javet a choisi de planter le décor de son premier roman intitulé La Petite Fille Dans Le Miroir. Sélectionné parmi les dix ouvrages en lisse pour la première édition du prix du polar romand, l’ouvrage de Marie Javet ne présente guère de caractéristiques afférentes au genre mais n’en demeure pas moins un roman agréable et surprenant, qui s’oriente plutôt sur le registre du drame en intégrant une pointe de fantastique et une légère pincée de suspense.

June Lajoie, célèbre auteure américaine, promène son mal de vivre entre les murs du Victoria-Jungfrau Grand Hôtel à Interlaken où elle séjourne afin de peaufiner le manuscrit de son prochain roman, tout en profitant de l’anonymat salvateur que lui procure ce vénérable établissement. Ne supportant que très difficilement la promiscuité de la clientèle, elle vit presque recluse dans sa chambre en ressassant les différentes périodes de la jeunesse dorée de celle qui fut autrefois Lizzie Willow, cette jeune fille de bonne famille qui s’émancipa le temps d’un été entre Montreux et Lausanne dans le bonheur d’une idylle naissante qui s’achevait sur un événement tragique qui, aujourd’hui encore, ne cesse de la tourmenter. Terriblement seule et désemparée, oscillant entre le passé et le présent, June Lajoie se rend bien compte qu’elle perd peu à peu le sens des réalités puisqu’elle commence à avoir des visions. Désormais, dans les miroirs du palace, elle croise régulièrement le regard d’une fillette qui semble vouloir l’interpeller. Délire paranoïaque ou apparition fantomatique ? Qui peut bien être la petite fille dans le miroir ?

Construit sur le principe narratif du drame dont on va découvrir la teneur au gré d’analepses qui se répartissent sur trois périodes de la jeunesse de l’héroïne, on ne peut pas dire que La Petite Fille Dans Le Miroir brille par son originalité. Pourtant le charme opère, en partie dû au fait que l’auteure maîtrise les codes du genre, sans jamais trop en abuser et qu’elle parvient à intégrer dans ce court roman qui se dispense de tous ces subterfuges futiles visant à amplifier une tension qui se met ainsi en place tout naturellement. Le lecteur sera également séduit par l’atmosphère étrange qui plane sur la ville d’Interlaken et plus particulièrement sur ce fameux palace qui fait face à la Jungfrau et dont on découvre l’histoire par le biais des investigations que June Lajoie va entreprendre pour découvrir l’identité de cette fillette qui hante les couloirs du bâtiment qui devient ainsi un personnage à part entière en nous rappelant l’œuvre d’un certain Stephen King.

Radiohead, Kate Bush, Lou Reed, Transportting, Jane Austin et bien d’autres ; nombreuses sont les références littéraires, musicales et cinématographiques qui jalonnent le roman. Lorsqu’elles ne font pas l’objet d’explications pompeuses, certaines de ces références se révèlent utiles comme celles qui servent de repères pour situer la période dans laquelle se déroule le récit ou celles qui deviennent les déclencheurs de souvenirs douloureux qui ne cessent de hanter cette héroïne aussi sensible que fragile. D’autres s’avèrent inutiles à l’exemple des éléments qui, en début de récit, visent à situer le degré de notoriété de June Lajoie et qui laisse craindre le pire pour la suite du roman, ceci même si j’apprécie Colin Firth et Anne Rice. Mais finalement il ne s’agit que d’une digression isolée qui n’entame en rien la qualité d’une intrigue simple et bien menée qui se concentre sur l’essentiel, consistant à nous raconter une histoire et non pas à nous éblouir avec une kyrielle de parenthèses culturelles superflues.

Une écriture fluide et plaisante nous permet de nous immerger dans un roman qui se lit d’une traite en découvrant le parcours de cette héroïne quelque peu stéréotypée mais dont la vulnérabilité et la fragilité suscite une émotion salutaire qui étoffe le personnage qui se décline sur les registres d’une petite fille solitaire et émouvante, d’une collégienne avide de liberté et d’une femme rongée par le remord. Ainsi, Marie Javet parvient à nous entraîner, avec La Petite Fille Dans Le Miroir, dans le cours d’un récit convenu qui sort parfois des sentiers battus en s’achevant sur un dénouement surprenant qui révèle le potentiel d’une auteure qu’il convient d’encourager. A découvrir.

A lire en écoutant : Glass Eyes de Radiohead. Album : A Moon Shaped Pool. XL Recordings 2016.

Lien de la chronique sur le blog Mon Roman? Noir et bien serré!

Chronique sur Babelio

Ce premier roman de Marie Javet séduit tant sur le fond que sur la forme. Au fil du récit, le lecteur est importé sur des chemins de vies qui s’entrecoisent, s’éloignent et se retrouvent, en un suspens maîtrisé et se clôt d’une fin délicate, à la fois poignante et réjouissante. Les descriptions sont particuliérement soignées et les ambiances (mention spéciale : scène du train, crises d’angoisse de June, retrouvailles finales) sont saississantes. La plume de l’auteure s’applique avec justesse a donner âme à ses personnages : ils sont touchants et on les abandonne à regret.
Ayant lu ce roman, juste après le Nymphéas Noir de Michel Bussi, dans lequel on retrouve des idées similaires dans la construction et l’agencement de l’intrigue, j’ai eu plaisir à y voir en plus la finesse de l’auteure qui a su, contrairement à Bussi, ajouter une pointe de tendresse entre (et envers) ces personnages, les magnifiant de son style.

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