Chronique de Pascal Kneuss sur son blog “Mon univers du polar, du roman noir et du thriller”

Cet ouvrage fait partie des dix livres sélectionnés pour le prix du meilleur “polar” romand qui sera décerné lors du salon du polar à Lausanne, “Lausan’noir”.

Le prologue est un regret. Nous n’en saurons pas plus pour le moment.

2012. June Lajoie (nom d’emprunt) est une écrivaine américaine à succès. Nous la découvrons à Interlaken, ville touristique en Suisse allemande, où elle passe l’été à écrire dans l’anonymat le plus total. Cette femme réservée, asociale, n’aimant pas le monde de la célébrité, semble cacher un lourd secret.

Une petite fille innocente qui s’anime dans le reflet de certains miroirs viendra la troubler à plusieurs reprises. Est-ce son imagination qui lui joue des tours? Un message? Se voit-elle elle-même petite?

Retour dans le passé.

1982. Nous sommes à Greenwich, et nous écoutons la petite Lizzie – Elisabeth -, dix ans, qui nous raconte sa vie d’enfant. Cette petite fille fait partie d’une famille très riche, avec tout ce qui va avec, domestiques, éducation stricte, bonnes manières, messe le dimanche, méthodes “vieux-jeu”, – ne surtout pas parler de sexe! – bref, une vie bien triste et monotone. Et un enfant, quand on le prive de tout, il se passe quoi…? D’autant plus qu’une fille n’est pas censée avoir un grand avenir professionnel, juste être bonne à faire à manger et servir son homme.

Lizzie va grandir. Petite, c’est dans les rêves qu’elle pourra partir pour trouver le bonheur et s’éloigner du joug familial. Mais lorsqu’on est ado, les rêves de petites filles ne suffisent plus.

L’auteure m’a vite charmé avec son écriture, surtout lorsqu’elle fait parler la petite Lizzie. Ce n’est tellement pas facile de se projeter dans la tête d’un enfant et d’exprimer les émotions qui peuvent en ressortir. Marie Javet l’exécute à merveille, à l’instar d’un spécialiste en la matière, l’écrivain Gilles Paris.

Le récit se déroule avec une grande fluidité, l’écriture est agréable, sans accroc. Par contre, pour me contenter pleinement, il me manque du rythme et de la matière. C’est une jolie histoire mais, “juste” une jolie histoire, cela ne me suffit pas.

C’est vers le dénouement que je trouverai ce que je recherche: l’intrigue, qui était juste sympa, prend de l’ampleur. D’une part, le fait d’aller chercher des réponses dans le passé me plait et, d’autre part, l’aspect psychologique des personnages est assez prenant et lourd.

Sur plusieurs fronts, nous serons confrontés à la fuite, face à des personnes qui ont choisi de ne pas assumer, de ne pas faire face à leurs responsabilités. Et à partir de là, le point de non-retour est atteint. La dégringolade est inévitable.

Au final, une bonne histoire, très bien écrite, qui nous conduit vers la déchéance de personnages qui n’ont pas fait le bon choix. Et tout ceci dans notre beau pays qui est la Suisse!

Bonne lecture.

Lien de la chronique sur le blog Mon Univers du polar, du roman noir et du thriller

Chronique de Pascal Schouwey sur son blog Voix de Plume

La bande son du roman de Marie Javet sera dans Les Romans qui chantent sur Option Musique le 23 juillet à 13h30…

Marie Javet aime les mises en abîme. Le titre de son roman est aussi celui du livre que publie son héroïne, June Lajoie, cloîtrée dans un palace d’Interlaken pour réviser son manuscrit.

Mais June n’a pas toujours été June, elle a d’abord été Lizzie Willow, fille de très bonne famille américaine partie faire ses études à Montreux de 1986 à 1992. Durant cette période, et pour se défaire de l’étiquette «gosse de riche» qui lui colle à la peau, elle s’invente une troisième identité: Sybil.

Tout ce passé va éclater au visage de la quadragénaire devenue écrivain à succès. Le détonateur est une apparition, celle d’une petite fille de huit ou neuf ans, dans le miroir de sa chambre d’hôtel. June veut connaître les raison de cette apparition et enquête. Elle va découvrir le drame de l’enfant, drame qui résonne avec celui de sa propre existence alors qu’elle jouait sa vie de Sybil.

Marie Javet nous livre une histoire fort bien construite dans une langue qui, si elle ne révolutionnera pas la littérature du 21è siècle, reste de très bonne facture. Les lieux sont décrits avec justesse et des événements réels, comme le Leysin Rock Festival, ravivent les souvenirs des lecteurs romands. La bande son joue un rôle important dans ce roman. Trois chansons, Perfect Day de Lou Reed, Karma Police de Radiohead et Tears in Heaven d’Eric Clapton sont quasiment des personnages de cette intrigue nouée avec talent.

Lien de la chronique sur Voix de Plume

Coup de coeur de la librairie galerie Atmosphère de Genève

La Petite Fille dans le miroir a été désigné, avec Hannah, de Sarah Tschopp comme coup de coeur premiers romans de la Librairie Galerie Atmosphère de Genève:

La petite fille dans le miroir ou l’histoire d’une romancière à succès dont le passé va la rattraper. Un secret trop bien gardé la poursuit depuis vingt ans et hante ses nuits.

Au fil de la lecture, on devine que l’auteure en question, June Lajoie, n’est autre que Lizzie, une jeune fille très riche qui va vouloir fuir le carcan familial pour s’émanciper. Elle va réaliser son rêve malgré ses mensonges sur son identité et sa belle vie amoureuse va tourner au cauchemar.

Peut-on se réfugier dans le mensonge pour fuir une réalité qu’on est incapable d’affronter ?

Lisez ce roman fort bien construit !

Lien sur la page du site blogathmosphere.ch

Chronique du duo Nélie dans “Le Journal de Lucie”

Cette semaine, nos lectrices de choc nous parle d’un roman qui se passe sur sol helvétique!

Avis de Né :

J’ai découvert ce livre à travers Facebook quand Marie Javet a lancé le concours pour le choix de la couverture de son livre. J’ai été ravie du résultat car finalement celle pour laquelle j’avais voté est devenue la couverture de celui-ci.

Pour moi, ce premier roman de Marie Javet est une belle surprise. J’ai été happée par cette histoire où nous passons du présent de June à son passé d’adolescente de bonne famille sur les bords de la Riviera Vaudoise. J’ai adoré que l’intrigue se situe en bonne partie en Suisse et surtout j’ai aimé l’idée de me promener avec June dans ces beaux paysages que j’affectionne particulièrement.

Les crises d’agoraphobies de l’héroïne sont fortement bien décrites principalement la scène du train où June se retrouve dans un compartiment bondé coincée entre des parents et leur enfant. La scène est tellement bien rédigée que je me suis sentie claustrophobe à mon tour et j’ai eu envie de « sauter du train » !

Le temps d’un week-end, je n’ai pas abandonné cette lecture, tant je voulais connaitre le lourd secret de June. Je n’en dirai pas plus afin de garder l’effet de surprise dans la chute. Mais je vous avoue avoir été séduite par ce roman de la première à la dernière page.

Avis de Lie :

Pour ma part, c’est ma rencontre avec Marie Javet au salon du livre de Genève sur le stand de sa maison d’édition « Plaisir de Lire » ainsi que l’enchantement de Né qui m’ont donné l’envie de le lire. Pour moi, il est arrivé à un moment de ma vie où je n’avais pas trop le temps de bouquiner, je n’ai pas pu le lire d’une traite mais j’ai quand même été captivée par cette belle histoire.

L’intensité de ce roman est également présente avec l’immersion dans le passé de l’hôtel d’Interlaken où réside June pour les vacances. Je suis une grande admiratrice de l’histoire du début du XXème siècle, j’étais donc enchantée de l’énigme.

J’aurais aimé que l’auteur laisse plus de doute sur les descriptions de l’état mentale de June, j’ai trouvé certain passage répétitif ce qui casse le suspens, selon moi.

Je remercie Marie Javet, pour tous les souvenirs qu’elle a déclenchés en moi avec les références des paroles des grands groupes de rock de mes 16 ans ainsi que les moments de pluies torrentielles lors du festival rock de Leysin.

La conclusion :

Nous vous conseillons ce merveilleux premier roman de Marie Javet que nous allons continuer à suivre avec plaisir. De plus, vous pourrez vraiment vous imprégner de l’histoire qui se déroule sur sol helvétique. Vous trouverez La petite fille dans le miroir dans toutes les librairies de Suisse Romande. Pour les autres pays vous pouvez commander le livre en ligne sur le site des Editions Plaisir de lire.

Lien de la chronique sur le site internet du Journal de Lucie

Chronique du blog Silence je lis

Je vais commencer par remercier l’auteure et amie Marie Javet ainsi que les éditions Plaisir de lire pour m’avoir fait parvenir La petite fille dans le miroir.

Un premier roman qui habille une plume que je ne soupçonnais pas! je l’ai trouvé si bien écrit que je me suis demandé comment Marie avait pu attendre si longtemps avant de  faire son entrée sur la scène littéraire.

Une histoire passionnante, bien ficelée qui nous montre les conséquences que peuvent avoir nos actes ou nos mensonges. Comment l’engrenage se met en route sans que l’on ne puisse plus maîtriser la situation.

Des personnages bien construits, des décors bien réels sans trop en faire non plus. Un équilibre surprenant pour ce premier roman. J’ai tourné les pages sans m’en rendre compte jusqu’à la fin.  J’ai adoré ce livre!

J’espère vivement voir atterrir entre mes mains un prochain roman de cette auteure talentueuse à l’avenir littéraire prometteur.

Lien de la chronique sur le blog Silence je lis

Chronique sur MHF, le blog

L’auteure nous conte l’histoire de June Lajoie, la quarantaine, écrivaine américaine à succès. Une femme très seule, qui se remet difficilement de ses dépressions. Elle ne trouve son salut que dans l’écriture.

En parallèle on suit une petite fille d’une dizaine d’année qui devient une adolescente étudiante en Suisse Lizzie Willow.

Les 3 « époques » s’imbriquent avec suspense et vient s’ajouter au mystère une petite fille qui n’apparaît que dans les miroirs. Qui est elle ?

L’écriture est fluide et si le livre se lit facilement, on s’attache à cette femme sensible et à sa vie recouverte d’un voile. J’ai passé un bon moment avec « elles »…

Lien de la chronique sur MHF, le blog