Chronique – Blog de Francis Richard

Au moment où elle se releva, elle rencontra dans le miroir, un autre regard que le sien. Elle se figea. Derrière elle se tenait une petite fille en robe blanche, qui fixait sur elle deux grands yeux bleus et se tenait parfaitement immobile.

Avant de disparaître…

Celle qui a cette vision de La petite fille dans le miroir, s’appelle June Lajoie. Elle est un écrivain américain à succès. Elle a quarante ans. Elle se trouve en villégiature à Interlaken, au mois d’août 2012. Elle croit devenir folle. Elle se souvient des deux dépressions qu’elle a eues, en 1992 et en 1996…

Sa mère est morte quand elle était encore bébé. A dix ans déjà, en 1982, elle voulait être écrivain. Elle avait un précepteur, comme dans toutes les grandes et très riches familles de Nouvelle Angleterre. Elle serait une jeune fille accomplie quand elle serait allée parfaire son éducation en Suisse, en 1986.

C’est à son retour de Suisse aux États-Unis, en 1992, qu’elle avait eu sa première dépression nerveuse. Après avoir approché le bonheur de très près cette année-là: Pour la première et la dernière fois, elle avait connu la liberté… et l’amour. Pendant quelques semaines, entre le printemps et l’été.

L’écriture avait permis à Lizzie Willow de s’en sortir. Elle était devenue June Lajoie. Quatre ans plus tard, elle avait pourtant fait une rechute, après avoir vu le film Trainspotting, qui suivait les mésaventures d’un groupe de junkies écossais: les psychiatres ne découvrirent pas le lien de cause à effet.

Marie Javet restitue par séquences les trois âges de la vie de Lizzie: la petite fille remplie de rêves, qui lit Jane Eyre, Les petites filles modèles et Les quatre filles du docteur March, la jeune femme confiante en l’avenir, sur laquelle un voile noir un jour est tombé, la femme mûre et fragile qu’elle est devenue.

Une fois qu’elle a reconstitué le puzzle de la vie tourmentée de Lizzie à partir des pièces éparses de son passé et de son présent, l’auteur réserve à la fin encore quelques surprises au lecteur, lesquelles font naître en lui d’autres d’émotions, après qu’elle a su lui rendre très attachante son héroïne.

Francis Richard

La petite fille dans le miroir, Marie Javet, 222 pages, Plaisir de lire

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Dédicaces à la librairie Le Crime Parfait à Bex

Je serai en dédicaces de La Petite Fille dans le Miroir, le samedi 6 mai de 9h30 à 12h00, à la librairie Le Crime Parfait (Librairie du Cèdre, 24 avenue de la Gare), à Bex.

Vous êtes tous les bienvenus et un verre de l’amitié sera servi !

Cliquez sur l’affiche ci-contre pour l’agrandir.

Site internet de la libraire Le Crime Parfait

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Chronique de Valérie du blog Sangpages

« La petite fille dans le miroir » est le premier livre de Marie Javet.
Je l’attendais avec impatience et j’étais vraiment curieuse de voir ce qu’elle allait nous offrir. Attaqué direct,  je l’ai littéralement dévoré d’une traite. Comme le Mojito, ça glisse tout seul 🙂

Marie nous emmène en Suisse et aux USA. Elle nous fait naviguer entre la vie de la petite Lizzie dans le passé et celle de June dans le présent. On voyage, on s’étonne, on s’émerveille. On parcourt la région du Léman et celle d’Interlaken dans des descriptifs carte postale. Quand on connait la région, c’est, bien entendu, encore plus chouette !
On vit le travail d’une auteur, June. Ces peurs, ces angoisses. On découvre ce personnage totalement bouffé de l’intérieur bien à l’opposé de Lizzie qui, elle, bouffe la vie. Les récits de cette dernière sont géniaux. A la 1ère personne, un peu comme un journal intime.
De l’une comme de l’autre, on s’attache tout fort.

On sent toutes les bonnes références de l’auteur: musicales avec beaucoup d’allusions. Cinématographique avec entre autre et surtout Trainspotting dont la scène du bébé restera à jamais encrée en moi comme chez beaucoup d’autres, mais aussi Esther de Jaume Collet- Serra que j’avais adoré. Une plongée littéraire fabuleuse: Jane Eyre, Les hauts de Hurelevents, Virginia C. Andews dont je me suis largement abreuvée durant mes jeunes années…Ben ouais derrière mes allures psychopathes se cache aussi une enfant un peu fleur bleue…mais chuuuttt ne le dites à personne.. ma réputation serait foutue…
Mais aussi les récits d’horreur avec bien sûr King dont j’ai lu à peu près tout le répertoire et Anne Rice dont les livres trônent encore et toujours sur ma bibliothèque. La quadrilogie Mayfair reste pour moi LES livres et le seront pour toujours peut-être parce que les émotions que l’on ressent jeunes sont celles qui marquent le plus.

« La petite fille dans le miroir » n’est pas un polar ni un thriller mais quelque chose qui se situe entre deux, quelque chose qui tient du drame avec cette pointe piquante de suspens.
L’intrigue est, d’ailleurs, rondement menée tout en ayant ce style des grandes histoires.

« La petite fille dans le miroir », c’est une belle leçon sur la culpabilité, sur les retombées de ses actes, les dommages collatéraux.  De ce fait qu’on ne revient jamais vraiment d’un drame, qu’on vit avec. On prend des décisions que l’on pense être bonnes à un certain moment mais dont les conséquences nous poursuivent partout, quoi qu’on fasse.
L’importance de régler ce qui a pu être mal fait ou tout le mal qui a pu être fait.

Mais en fait, ce qui m’a le plus percutée dans ce livre, c’est la symbiose ressentie et j’avoue…ouais je me fous un peu à poil là…que ça m’a fait vraiment bizarre…J’ai retrouvé tant de sensations au travers de ces lignes. Une certaine nostalgie de tous ces livres que j’ai pu lire dans ma jeunesse, de ces histoires qui m’ont faites rêver. Cette étrange impression d’avoir évolué dans le même monde, subi les mêmes influences tout au long des années. J’ai plongé dans ma propre vie en même temps que dans cette histoire et c’était wow !!!

Un livre inclassable qui en fait quelque chose de tout à fait spécial et qui, pour une première œuvre est tout à fait bluffante !
Un net petit goût de Guillaume Musso avec ce côté thrillero-fleur bleue.

Marie, Bravo et suis ready pour le suivant 🙂

Pas besoin donc de vous dire et de préciser qu’il est à lire absolument !!!

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Vernissage de La Petite Fille dans le miroir

Le jeudi 4 mai 2017 dès 19h aura lieu le Vernissage de La Petite Fille dans le Miroir à La Datcha, rue des Côtes-de-Montbenon 13, à Lausanne. Le vernissage sera suivi d’un apéritif.

L’entrée de l’événement est libre, mais pour des raisons d’organisation, il est préférable de vous inscrire via l’invitation de ma page Facebook ou après des éditions Plaisir de Lire par mail à plaisirdelire[@]hispeed.ch ou par tel. au 021 861 37 44.

Salon du Livre de Genève

Voici mon programme au Salon du Livre et de la Presse 2017:

  • Jeudi 27 avril:  10h30-12h30, 14h30-17h30: Dédicaces sur le stand Heidiffusion (G767.13)
  • Vendredi 28 avril: 10h30-12h, 13h30-15h, 18h-19h15Dédicaces sur le stand Heidiffusion (G767.13)
    15h00-16h00: Rencontre sur le thème “Relève littéraire et engagement”: Primoromanciers, mais engagés ? Avec Romain Debluë (« Les solitudes profondes », Aire), Benjamin Mercerat (« Le Paradis et le Désert », id) et Bastien Roubaty (« Les caractères », PLF). Intervenante: Salomé Kiner.
    Rencontre suivie de 1h de dédicaces,  La place suisse – C371
  • Samedi 29 avril: 10h30-11h4514h-16h30Dédicaces sur le stand Heidiffusion (G767.13)
  • Dimanche 30 avril10:30 – 12:30Dédicaces sur le stand Heidiffusion (G767.13)

Je me réjouis de vous y rencontrer…