Chronique sur le blog bouquiner.ch

Mon résumé :

Claire démissionne. Claire vide son appartement. Claire retourne dans son Sud. En moins d’un mois, elle change de vie. Elle a fait un énorme tri, matériel et personnel, pour un nouveau départ. Elle décide de retourner chez sa mère qu’elle n’a pas revue depuis des années. Peut-être par nostalgie ou par espoir que sa relation avec Anne-Lise change. Elle verra très vite que sa mère ne changera pas sans pour autant comprendre cette froideur qu’elle a à son encontre. Un ressenti qui ne date pas d’hier.

Elle était responsable éditoriale dans une grande maison d’édition et aujourd’hui elle fait le point sur ce qu’elle souhaite. Sa thérapie ? Se balader au bord de la mer, le bruit des vagues et la beauté des coquillages, pour la guider au coeur de sa nouvelle voie.

Comment saura-t-elle avancer lorsque le secret de sa mère lui éclatera en plein coeur ? Jusqu’à quel point faut-il faire le vide dans sa vie pour trouver le bonheur ? L’instant présent comme clé de sérénité.

Une belle leçon de minimalisme qui nous apprend que le bonheur est là, à notre portée, dans le bruit du va-et-vient des vagues, que l’essentiel peut tenir comme la mer dans un coquillage…

Mon avis :

Après deux romans noirs, La Petite Fille dans le Miroir et Avant que l’Ombre…, Marie Javet nous emmène dans un tout autre univers.

Toute la mer dans un coquillage est un roman qui fait du bien. Entre mes mains, il n’a tenu qu’une petite poignée d’heures (genre douze heures moins huit heures de sommeil). Je n’ai pas pu le lâcher tellement Claire m’a happée dans sa vie. J’ai eu un pincement au coeur quand je suis arrivée à la fin. J’aurais souhaité continuer à marcher sur cette plage au côté de Claire.

Avec ce roman, j’ai découvert une nouvelle écriture de Marie, légère et profonde. Une lecture qui donne à réfléchir et qui donne du baume au coeur. Ce livre est une pépite, un roman qui me suivra longtemps.

Toute la mer dans un coquillage deviendra cet ami/cette amie qui vous aidera à garder le sourire tout au long de votre vie. Il vous soufflera à l’oreille que l’essentiel se trouve au fond de vous !

Chronique sur le blog de Francis Richard

C’est une exclamation qui m’alerte, quelqu’un pointe l’horizon du doigt. Je porte mon regard dans la direction indiquée et remarque une colonne de fumée qui s’élève de la cathédrale.

Il y a des jours où, quoi qu’on fasse, rien ne marche. Ainsi Claire Moulis, 34 ans, se souviendra-t-elle de ce 15 avril où sa vie à Paris a basculé et où elle a commencé à la reprendre en mains. Ce jour-là, Claire se réveille en retard et son retard s’accroît malgré qu’elle en ait pour des raisons qui relèvent ou pas de sa bonne volonté, si bien que sa vie professionnelle en est infléchie. C’est l’occasion pour elle de transformer ce qui peut paraître un échec en réussite, en tirant les leçons de son existence insatisfaisante, aussi bien du point de vue professionnel que personnel.

Depuis Vendres, quinze ans plus tôt, elle est montée à Paris pour faire des études et échapper à l’emprise de sa mère qui l’a élevée seule, sans qu’elle sache pourquoi son père les a quittées.Ce retour aux sources va lui permettre de prendre un nouveau départ. Ce sera surtout pour elle l’occasion de rencontrer des personnes plus authentiques que celles connues dans sa vie précédente.

Chacun doit trouver sa voie pour parvenir à la bonne vie: cela dépend davantage de soi que des autres. Claire la trouvera dans la simplicité, qui n’exclut pas la technique mais n’en fait pas une addiction. Claire a travaillé dans une maison d’édition, où le bonheur de la lecture était dénaturé par les critères de vente. Elle le retrouvera, grâce à une libraire, en lisant pour le simple plaisir de lire.Le déclic de la simplicité se fera sur la plage, à laquelle sa mère lui interdisait d’aller et où elle fera le geste de porter un coquillage à son oreille pour y vérifier si on entend toujours le bruit de la mer:

Je ferme les yeux et, en effet, l’illusion est complète. J’ai l’impression d’entendre le va-et-vient des vagues, comme si toute la mer tenait là, blottie dans un seul coquillage.

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